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You're here > Plan International Home  >  News  >  Press releases  >  Violee pour des notes

Violee pour des notes: une realite choquante pour les ecolieres du monde

7 October 2008: Des fillettes de dix ans sont forcées à avoir des rapports sexuels avec leurs enseignants pour obtenir de bons résultats à leurs examens et elles sont menacées de recevoir de mauvaises notes et d'échouer si elles s'y refusent, selon un rapport sur la violence scolaire publié aujourd'hui par Plan.

Ce rapport fait partie de la campagne de Plan “Apprendre Sans Peur” conçue pour mettre fin à toutes les formes de violence contre les enfants en milieu scolaire. Il laisse apparaître une violence sexuelle institutionnalisée dans de nombreuses écoles du continent africain, un grand nombre d'enseignants exploitant les élèves sans vergogne en exigeant des faveurs sexuelles.

Sous l'effet de la peur, de la honte ou du traumatisme, la plupart des victimes gardent le silence et les autorités scolaires sont souvent réticentes à enquêter sur leurs accusations. Ce problème ne se limite toutefois pas à l'Afrique. Le rapport révèle aussi des preuves choquantes d'abus sexuels en Amérique latine et en Asie. Dans bien des endroits, le problème est renforcé par les attitudes culturelles vis-à-vis des femmes et des filles, d'où l'extrême difficulté pour les victimes de résister à leurs agresseurs ou d'obtenir justice.

Ana, 19 ans, El Salvador, a été abandonnée par ses parents. Elle n'était pas encore adolescente quand elle a subi une agression sexuelle de son enseignant. Elle a déclaré : “Ma grand-mère m'a inscrite à l'école et m'a toujours dit d'obéir au maître. J'ai grandi en pensant que si je ne le faisais pas, je serais punie."

“Lorsque le maître m'a demandé de rester à l'école après les cours, j'ai obéi. J'ai aussi obéi quand il m'a demandé de le laisser me toucher parce qu'il était comme un père pour moi et qu'il m'avait enseigné comme un père, parce que je n'avais pas de père. J'avais alors 10 ou 11 ans et je me suis dit qu'il se souciait beaucoup plus de moi que mes propres parents, parce qu'il ne m'avait jamais abandonnée.”

Les agressions sexuelles ne sont qu'une des formes de la violence scolaire qui affecte des millions d'enfants de par le monde. Chaque année, on estime à plus de 350 millions le nombre d'enfants victimes d'une forme ou d'une autre de cette violence : ce problème de grande ampleur touche non seulement la personnalité de l'enfant, sa santé mentale et physique, tout en hypothéquant ses perspectives d'avenir, mais il retentit aussi sur les familles, les communautés et l'économie nationale. La violence en milieu scolaire anéantit la seule vraie opportunité offerte à de nombreux enfants de bâtir une vie meilleure et plus prospère, et elle prive les communautés et les pays d'un atout national essentiel. De plus, elle se manifeste jour après jour, partout, dans des écoles censées exister pour l'épanouissement et la protection des enfants.

Ce rapport, qui est la remise à plat la plus complète jamais réalisée sur le phénomène de la violence scolaire, porte essentiellement sur trois grands aspects : la violence sexuelle ou le "viol contre des notes" ; les châtiments corporels – gifles, coups de pied et humiliations ; les brimades. Les filles sont le plus souvent victimes de la violence sexuelle, tandis que les garçons subissent la plupart des châtiments corporels.

Les victimes de la violence scolaire présentent plus de risques de se suicider que leurs camarades de classe. Ces enfants sont nombreux à mourir directement de leurs blessures ou des suites d'actes violents, par exemple de complications liées à une grossesse ou au SIDA. Les filles faisant l'objet de brimades ont huit fois plus de risques d'être suicidaires que leurs camarades du même âge.

Un porte-parole de Plan a déclaré : “Ce rapport présente des preuves irréfutables et choquantes de la violence physique et des abus sexuels subis régulièrement par les enfants dans le monde entier, de la part d'adultes qui ont pour responsabilité de les protéger. Les autorités éducatives, les parents et les gouvernements perçoivent trop souvent la violence à l'école comme acceptable, voire nécessaire. Cependant, les données mises en lumière dans ce rapport montrent qu'elle entraîne une souffrance mentale et physique durable. La violence constitue une violation indigne des droits fondamentaux des enfants. L'éducation est censée libérer les potentialités des enfants, et non les condamner à un avenir fait d'incertitude et de vulnérabilité.

“Simples particuliers, gouvernements ou ONG internationales, nous avons tous un rôle à jouer pour veiller à ce que les enfants puissent fréquenter l'école sans peur ni menace de violence et recevoir une éducation de qualité dans un environnement sûr et protecteur. "Apprendre Sans Peur" est une campagne de Plan, mais c'est aussi la responsabilité de chacun. Mettre fin à la violence à l'école est dans notre intérêt à tous.”

La campagne de Plan débutera par quatre lancements régionaux à Bangkok (Thaïlande), Nairobi (Kenya), Dakar (Sénégal) et Cartagena (Colombie), des porte-paroles supplémentaires seront disponibles à Londres et dans d'autres capitales européennes. Les principaux objectifs de la campagne visent à:

  • Persuader les gouvernements de rendre illégales toutes les formes de violence contre les enfants en milieu scolaire, notamment les châtiments corporels, et de faire appliquer ces lois
  • Travailler avec les responsables scolaires et les enseignants pour la création d'écoles sans violence et promouvoir des méthodes disciplinaires alternatives pour remplacer les châtiments corporels
  • Susciter un élan en faveur d'un changement dans le monde entier, notamment par l'augmentation des ressources allouées par les bailleurs de fonds internationaux et les gouvernements à la lutte contre la violence scolaire dans les pays en développement

Pendant cette campagne qui se déroulera sur trois ans, Plan travaillera directement avec au moins 5 000 écoles dans 40 pays, pour lutter contre le phénomène de la violence.

Téléchargez le rapport Apprendre Sans Peur

Note aux rédacteurs

Des citations d'enfants victimes de violence scolaire sont disponibles. Des entrevues peuvent être organisées sur demande avec les porte-paroles.

Plan travaille aux côtés de plus de 3,5 millions de familles chaque année, en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Plan s'est engagé à travailler avec les communautés locales pour renforcer les droits des enfants.

Contact : Bureau de presse de Plan
Tél : +44 (0) 1483 733 211   | Portable : +44 7500 066891
Web : http://plan-international.org/news/journalists/

Faites le calcul:  On estime à plus de 350 millions le nombre d'enfants victimes d'une forme ou d'une autre de violence scolaire:

Ce chiffre est supérieur à celui de la population totale des Etats-Unis

Cela signifie en pratique qu'un million d'enfants sont victimes de violence CHAQUE JOUR

Châtiments corporels: Dans leur législation, quatre-vingt-dix pays continuent d'autoriser les enseignants à recourir aux châtiments corporels et les lois des pays où ces pratiques sont interdites sont souvent mal appliquées. Les punitions utilisées par les enseignants contre les enfants sont par exemple les coups de poing, les coups de pied, les morsures ou les bousculades, l'isolement dans un lieu fermé à clé, les brûlures. Bien que les enseignants fassent usage de ces châtiments au nom de la discipline, de tels actes ont pour effet, à long terme, de renforcer la violence des élèves AU LIEU de les rendre moins violents. On estime à plus de 350 millions le nombre d'enfants assujettis à une forme ou une autre de violence scolaire.

Brimades: Les brimades posent un grave problème dans tous les pays – les deux-tiers des élèves s'identifient comme étant victimes tous les mois de tels sévices. Les brimades en milieu scolaire sont une source de violence pour toute la société, car auteurs et victimes présentent le même risque de devenir ensuite des adultes plus violents que les autres enfants de leur classe.

Violence sexuelle: La violence sexuelle à l'école n'est pas limitée aux pays en développement, elle s'exerce aussi dans un grand nombre de pays développés. Près de la moitié des jeunes Suédoises interrogées ont déclaré que le harcèlement sexuel à l'école représentait un problème significatif.



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